THÉÂTRE  DE  MARIONNETTES
 

POLICHINELLE. — Écoute, veux-tu t'enrichir ? Prête-moi quelques fonds et j'établis un fourneau économique dans l'enfer.

LE DIABLE. — Scélérat, tu as entraîné cent-mille malheureux chez moi, et tu ne te repens pas !

POLICHINELLE. — J'ai soif ! 

LE DIABLE. — Ah ! tu t'imagines ne pas être puni ? 

POLICHINELLE. — Je ne crains que ma femme ! 

LE DIABLE. — Eh bien, je vais la chercher !

POLICHINELLE. — Non ! non ! non ! 

LE DIABLE. — J'y cours ! (Il sort.)

POLICHINELLE. — Il n'est pas serviable ! Tout cela ne me remet pas sur la voie des richesses !... Aïe ! (Le Diable et la Femme.) 

LE DIABLE. — Voici le brigand !

LA FEMME. — Ah ! coquin, lu vas rentrer à la maison, et tu n en sortiras plus ! Tu feras la cuisine et tu frotteras la chambre ! (Entre le Public.)

POLICHINELLE. — Oh ! que je suis malheureux ! 

LE PUBLIC. — Polichinelle, tu nous as fait damner, mais tu es puni à ton tour !

POLICHINELLE. — Hélas ! j'ai le purgatoire et l'enfer réunis !

LA FEMME (le battant.) — Allons, marche !


FIN

 



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